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Centre de ressources pour la promotion de la qualité environnementale
du cadre bâti à la Réunion.

Le centre de ressources

La prise de conscience – par les pouvoirs publics et les acteurs du cadre bâti – de la nécessité d’adopter un comportement éco-responsable en vue d’un développement plus durable de l’île a été l’élément moteur de la prise en compte de la qualité environnementale dans le bâtiment à la Réunion.

enviroBAT-Réunion a été créé, en 2009, à la demande de l'ensemble des partenaires régionaux oeuvrant dans le domaine, afin d'accompagner les acteurs de la construction dans cette démarche environnementale : il est essentiel que les différents acteurs accentuent les efforts de recherche, de développement et d'innovation afin d'accroître nos capacités à répondre aux défis économiques, environnementaux, sociaux et culturels.


L’expansion démographique de l’Ile de la Réunion va voir la population actuelle passer de 845 000 personnes (publication Insee 2015) à 1 million d’habitants d’ici 10 à 15 ans.


Le besoin conséquent en logements et en équipements se heurte déjà à la géographie particulière de l’île qui offre une surface urbanisable réduite. Compte tenu du fort enjeu urbain, et du contexte environnemental actuel (changement climatique, épuisement des ressources), il paraît aujourd’hui impensable de passer à côté d’une urbanisation « écologiquement correcte » pour un développement durable de l’île.
 

La nécessité d’une réflexion globale

Le secteur du bâtiment est l’un des plus gros consommateur d’énergie en France et produit, chaque année, 120 millions de tonnes de CO2.

De par sa situation géographique et son caractère insulaire, l’île de la Réunion doit faire face, pour sa part, à des dépenses énergétiques importantes qu’elle tend à maîtriser pour répondre au mieux aux enjeux climatiques. Pour y arriver, une réflexion d’ensemble est menée autour de la qualité environnementale du cadre de vie. Celle-ci prend en compte la consommation électrique, bien sûr, mais également : la gestion de l’eau, des déplacements, de la végétation, des énergies renouvelables…
 

La latitude 21°Sud confère à l’île un climat tropical humide. La grande humidité de l’air entraîne des amplitudes thermiques journalières modérées autour de températures moyennes « chaudes ». De ce fait, le recours à la climatisation – vécue comme une modernité – est de plus en plus observé dans le logement et le tertiaire.


Selon la SPL Energie Réunion (Bilan énergétique 2014), les particuliers utilisent 45% de la consommation électrique de l’île, contre 17% pour les professionnels et 35% pour les “gros consommateurs“ (hôpitaux, aéroports, industriels…). La production électrique est ainsi responsable de 47% des émissions de gaz à effet de serre à la Réunion.


Au coude à coude avec la consommation électrique : le transport (48% GES), dont le bilan carbone est fortement aggravé par l’insularité. Afin de réduire la pollution de l’air, une réflexion visant à favoriser l’utilisation des transports doux (sans moteurs), à l’échelle du quartier, est indispensable pour l’île.


La problématique de l’eau, et plus précisément de sa gestion équilibrée et durable, est également vécue comme un enjeu majeur. Si la situation de la ressource n’est pas alarmante à la Réunion (grâce à l’abondance des pluies) la maîtrise des usages devient cependant importante. Actuellement, 65% de la consommation est d’usage domestique. Selon l’Office de l’eau, un Réunionnais consomme en moyenne 214 litres d’eau par jour : 64 litres de plus qu’en métropole. Si le prix de l’eau (1,95€/m3) à la Réunion est en moyenne deux fois moins élevé qu’en métropole, la consommation par habitant est 50% plus élevée ! Les besoins agricoles (28%) et industriels (5%) sont moindres mais en constante augmentation.


D’autre part, le réseau des stations d’épuration sur l’île est insuffisant. La pression de la construction impose une réflexion en amont à la fois sur la capacité de la ressource et sur le traitement des eaux usées.


En milieu tropical, la gestion raisonnée de l’eau de pluie et de la végétation, à l’échelle de la ville et de la parcelle, fait naturellement partie des données à prendre en compte en matière de qualité environnementale. Afin de diminuer le ruissellement, de réduire les risques d’inondations et de préserver les nappes phréatiques l’accent est mis sur la perméabilisation des sols, pour laisser l’eau s’infiltrer. Tout en participant au confort thermique naturel, la végétation permet également de diminuer le volume des eaux de ruissellement et d’améliorer la qualité de l’eau.

La construction environnementale : un concept mature


Face au contexte, maintenant admis par tous, de changement climatique et d’épuisement des ressources, le gouvernement français a incité les territoires à mettre en place une déclinaison de son Schéma Régional Climat Air Energie (SRCAE). L’objectif étant, pour le secteur du bâtiment, de limiter l’impact des constructions sur l’environnement tout en assurant aux usagers les conditions d’une vie saine et confortable.


Ainsi, le Conseil Régional de La Réunion a intégré, suivant les orientations nationales, la prise en compte de la lutte contre le changement climatique dans l’ensemble de ses politiques. Parmis les grands objectifs : préserver les ressources en eau, réduire les émissions de GES, la consommation électrique et la consommation de carburants de 10% chacun d’ici 2020, développer les énergies renvouvelables…


Les lycées Saint Benoit IV, Pierre Lagourgue (Le Tampon), Saint Paul IV et l’Université Régional des Métiers de l’Artisanat (Saint André), sont autant de projets de construction du maître d’ouvrage qui intègrent des réponses abouties à ses préoccupations environnementales : confort thermique, ventilation, matériaux, gestion de l’énergie, de l’eau des déchets…


Le Département de la Réunion a, pour sa part, mis en place un Plan d’Action Départemental pour le Développement Durable (PA3D) dans plusieurs domaines : le logement, les déchets, la construction, la biodiversité, le transport, la voirie, l’éducation… Dans le secteur de la construction, le plan prévoit l’application de la démarche de qualité environnementale et des recommadations PERENE pour les bâtiments neufs et les réhabilitations. A titre d’exemplarité, la collectivité a notamment créé, en partenariat avec le promoteur privé CBo Territoria, la case Démété, un prototype de maison exemplaire sur le plan environnemental en zone tropicale. L’objectif : constituer une vitrine, ouverte au grand public, des moyens et techniques pouvant être mis en œuvre localement.


A la Réunion, d’autres maîtres d’ouvrage publics ou privés (Communes, SEM, promoteurs…) et maîtres d’œuvre (architectes, urbanistes, bureaux d’études, paysagistes, économistes, programmistes…) prouvent aussi, depuis plusieurs années, que le concept de construction environnementale est arrivée à maturité sur l’île. En effet, de plus en plus d’opérations de construction et d’aménagement s’inscrivent dans cette philosophie et proposent des innovations qui sont les solutions de demain.

 

Le site internet enviroBAT-Réunion vous propose de découvrir une cinquantaine d'opérations à caractère environnemental à travers différentes thématiques : logements, bâtiments d'enseignements, bâtiments tertiaires, équipements : Cliquez ici